Le domaine de la santé au Népal est déficient. Le district de Solukhumbu, qui nous intéresse, est particulièrement touché par ces lacunes car situé en montagne et donc difficile d’accès.
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En effet il existe encore des gens vivant dans des communautés rurales ou montagnardes isolées, éloignés des hôpitaux publics ou des dispensaires, et qui ne peuvent pas bénéficier de soins médicaux, ni de médicaments ou simplement de conseils en matière de santé. Ainsi dans le district du Solukhumbu il est compliqué de mettre en place un service médical. L’accès aux infrastructures existantes est difficile à cause du relief d’une part, à cause du manque de voies de communications d’autre part. Evidemment c’est la population pauvre, qui n’a pas les moyens d’organiser un transport, qui subit les conséquences les plus dramatiques. La faible alphabétisation et la pauvreté sont les deux facteurs majeurs aggravant la situation.
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Les taux de mortalité maternelle et infantile sont les 3èmes plus élevés au monde : pour 100 000 accouchements, plus de 750 femmes décèdent à l’accouchement et 7620 enfants meurent au cours des 5 premières années (The World Bank Group 2004). Les femmes, mariées à l’adolescence, sont souvent enceintes avant que leur corps soit mature et donc prêt à accueillir un embryon. Ceci augment le risque de complications obstétriques.
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Moins d’un tiers des Népalaises ont recours au planning familial ; les femmes ont en moyenne 3.5 enfants, dont plus de 90% naissent à la maison, souvent dans des conditions d’hygiène déplorables. Durant l’accouchement les mères sont assistées, si elles n’accouchent pas seules, par des « sages-femmes » traditionnelles ou des membres de la famille non compétents. Beaucoup accouchent sur des paillasses, de vieux tapis ou à même le sol. Le cordon ombilical est souvent coupé avec du bois ou une pièce de monnaie, puis on applique sur l’ombilic de la bouse de vache séchée, de la cendre ou des toiles d’araignée. Il n’est donc pas surprenant que des infections comme le tétanos soient courantes chez les nouveaux-nés et les mamans.
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En définitive c’est la population pauvre, illettrée, vivant dans des endroits reculés qui souffre le plus des problèmes susmentionnés. La difficulté d’accès aux structures en place et l’insuffisance de moyens affectent particulièrement les habitants du Solukhumbu. C’est le scénario tragique et malheureux du Peuple du Toit du Monde.

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